jeudi 15 août 2013

SAUVETAGE D'UN MARTINET NOIR.

C'est en sortant sur le perron qu'un bruit violent frappé sous la toiture a attiré notre attention, là où nous savions que des oiseaux nichaient, vu les fientes tombées chaque jour sur les marches...
Difficile dans un premier temps de comprendre de quoi il s'agissait.


Vite les jumelles, c'est un oiseau pendu par les pattes qui se débat , depuis combien de temps et pourquoi, on voit mal ce qui le retient... ses ailes frappent les pierres du mur mais il faiblit, il faut faire vite.
Comment le décrocher ? Du premier étage, avec deux tiges en plastique scotchées entre elles et au bout desquelles un crochet est fixé à la hâte, Laurent après de nombreux efforts et torsions du buste, au risque de se rompre le cou, réussit à accrocher et l'oiseau et ce qui le retient prisonnier.
En bas, Jules et moi, avions tendu un drap pour le recevoir en cas de chute.
L'oiseau est déposé délicatement dans le drap, c'est un martinet noir, apparemment bien faible et complètement entortillé dans des ficelles, fils et autres liens.



Muni de petits ciseaux, Laurent coupe délicatement ces liens dont certains sont enfoncés jusque dans les chairs. Une patte est nettement inerte, déboîtée, cassée mais sans blessure ouverte.
Immédiatement, on lui enduit les pattes d'huile de ricin, on le met dans une boîte dans le noir afin qu'il se repose.

 
 
Vite, internet pour trouver les premiers conseils : comment donner à boire et à manger à ce jeune martinet noir.
Ensuite, contacter la LPO (ligue pour la protection des oiseaux) http://www.lpo.fr/
Il est d'abord envisagé de le transporter via une chaîne de solidarité de ville en ville jusqu'au "Centre de Sauvegarde" de Tonneins dans le Lot-et-Garonne ... trop loin, avec cette chaleur, ce n'est pas gagné... on voulait pratiquer une amputation.... et puis, c'est dimanche...
Or, il faut savoir qu'un martinet ne se pose jamais sauf pour couver. Son nom "Apus Apus" signifie "sans pattes", alors avec une seule patte, il devrait s'en sortir.
Il aura fallu 30 heures pour le remettre d'aplomb... sur une patte !
Abreuvé au goutte à goutte et nourri avec quelques milligrammes de viande crue, il a vite repris des forces et commençait à s'agiter dans son carton...
Alors, la décision est prise, en accord avec la LPO, d'essayer de le relâcher.
Au quatrième essai, il est parti comme une flèche,  prenant de la vitesse, rasant les haies, les arbustes, puis passant par dessus les toits, il prit un courant ascendant pour rejoindre ses congénères loin au-dessus de nous ! Yi-peee ! 
Bon vol et bonne vie !




Et maintenant, un peu d'observation d'intérêt scientifique ornithologique...
Ici, vous saurez tout, tout, tout sur ces fabuleux martinets noirs ! 
Je vous invite à passer un bon moment, confortablement installés, pour découvrir cet oiseau fabuleux, si mal connu et pourtant protégé  ...




LE
MARTINET
NOIR
Comment sait-on que les Martinets dorment dans le ciel ?

Le Martinet peut-il nicher à moins de 5 mètres du sol ?

Le Martinet posé à terre peut-il décoller du sol ?

Peut-on baguer les Martinets ?

Les premiers Martinets partent-ils vraiment fin juillet ?

Martinets enlevés par des Corneilles

Le Martinet, un lève tard ?

"Guirlandes" ou "grappes" de Martinets

Les noms anciens du Martinet

Nichoirs pour Martinets


 source : http://www.lahulotte.fr/

Alors, s'il vous plaît, ne laissez plus traîner dans la nature ficelles, fils et liens de toutes sortes...Il y a suffisamment de plumes, poils, branches et feuilles dans la nature !





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